# De chef de gare de Rodez à ministre du Travail **By:** La Dépêche du Midi **Published:** 2025-10-14T03:15:37+00:00 **Source:** [La Dépêche du Midi](https://www.ladepeche.fr/2025/10/14/de-chef-de-gare-de-rodez-a-ministre-du-travail-12991080.php) --- En 1981, à Rodez, Jean-Pierre Farandou a hérité de son premier poste à la SNCF. l'essentiel Jean-Pierre Farandou a été nommé ministre du Travail. L’ancien patron de la SNCF a débuté sa carrière à… Rodez Cela fait partie des souvenirs qu’il aime à raconter, avec la première fois où il a conduit un train. Entre Toulouse et Foix, sur une voie de chemin de fer complètement enneigée. Jean-Pierre Farandou parle même d’émotion, de souvenir idyllique quand il évoque ce poste de chef de gare, à Rodez, où il fut nommé en 1981. "C’est mon premier poste, que j’ai vraiment pris à mon compte, après une période de formation assez longue", raconte-t-il dans un entretien donné à l’occasion de ses 40 ans de carrière au sein de la SNCF. "J’ai cette émotion du premier jour, où j’étais tout jeune. J’ai succédé à un cheminot qui partait à la retraite, qui devait avoir 56 ans. moi j’en avais 26 ou 25 et demi." S’il n’a jamais fait partir un train sifflet à la bouche, il s’est en revanche retrouvé "chef de gare à Rodez avec une soixantaine d’agents à diriger. Cette prise de responsabilité m’a marqué", raconte-t-il. "Un passage obligé pour les jeunes cadres de la SNCF qui veulent monter les échelons", expliquait auprès de nos confrères de France 3 en 2019, André Depuille, son ancien secrétaire et responsable CGT de l’époque. Il ignorait alors cette voie dans laquelle il s’engageait. Car de cette première expérience, il en retient un fait important, avouant qu’il n’avait alors pas "d’atavisme cheminot" : "C’est l’entreprise qui m’a le mieux écouté. en tout cas les hommes de la SNCF qui mont le mieux écouté." L’ingénieur des Mines qu’il est, né à Bordeaux et amateur de rugby, passé par la compagnie minière américaine Amax avant d’arriver à Rodez, a ensuite enchaîné tous les métiers de la SNCF, jusqu’à atteindre le sommet de la SNCF, où il succéda à Guillaume Pépy en 2019. Il ignorait encore que le train professionnel qu’il a pris depuis la gare de Rodez allait le mener à 68 ans au poste de ministre du Travail. Reste à savoir si l’ancien chef de gare gardera ce trait de caractère définit par André Depuille : "Un garçon toujours à l’aise et de bonne humeur, avec qui l’on pouvait discuter avec lui quand il y avait des problèmes."